20 avril 2018

Critique de spectateur: Amor Mundi

Voici l’avis de Christine Paquet, notre spectatrice « critique » a vu Amor Mundi ce jeudi 19 avril!

Qu’il est bon de retourner au théâtre! Après plusieurs mois sans voir une pièce, j’arrive à l’avance pour Amor Mundi, je me réjouis de retrouver l’espace chaleureux de la grande salle. Je m’installe, je comprends vite que la pièce va traiter de philosophie, j’avoue que je ne savais absolument pas ce que j’allais avoir sous mes yeux pour clôturer cette belle journée ensoleillée. Les beaux jours reviennent, je suis surprise par l’arrivée tardive de mes voisins qui s’installent au parterre, très vite les derniers sièges retrouvent leur propriétaire le temps d’une soirée. Vingt heures trente, le rideau nous dévoile le décor minimaliste bercé par les premiers pas d’une dame, Hannah Arendt, qui nous emmène avec légèreté dans la danse qu’elle est en train de faire vivre. Très vite, elle est rejointe par sa bande d’amis, je suis touchée par leur complicité, leurs éclats de rire, la tendresse qu’ils échangent. Ils sont ensemble, ils discutent et font naitre un débat devant un décor étoilé. Je dois dire que je dois m’accrocher, à plusieurs reprises je me perds dans les échanges de cette bande de copains, leurs questionnements, leur réflexion sur le monde qui nous entoure fait écho dans mon esprit. Je me perds dans certaines discussions, je comprends la globalité, mais je ne vous cache pas que quand ils philosophent sur des éléments plus spécifiques, je m’égarais un peu. La thématique qui s’est jouée pendant une heure trente en grande salle vient faire écho avec l’actualité, leur place de réfugiés dans une atmosphère positive, ils sont souriants, empli d’humour et de solidarité. Sans trop savoir la manière dont ils allaient traiter ces sujets d’actualité, j’étais surprise et heureuse de voir que cela s’est fait en douceur par l’amour, l’unité et la complicité de cette joyeuse bande. J’avais l’impression d’avoir été plongée dans un rêve, c’était si doux, la fatigue était si forte que j’avais peur de fermer l’oeil. Le décor assez simple, un mur étoilé, les lumières sont tamisés, les acteurs jouent dans la pénombre qui donne encore plus un caractère d’unité au sein du groupe. À l’heure où je me questionne énormément sur le monde qui nous entoure, sur notre place au sein de celui-ci, sur notre consommation, notre utilisation de nos ressources, cette pièce ne m’a pas fait lâcher prise le temps d’une soirée, mais cela s’est fait en douceur. Le questionnement autour de la pensée et de la position que l’on a à travers le monde le tout valorisé par la force de l’amour et l’humour de cette fine équipe.

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